Sonic Protest

Ouverture des portes: 20h30

Jean-Philippe Gross

électronique et instrumental / France

Au croisement des musiques électroniques et instrumentales, Jean-Philippe Gross développe un rapport physique au son, jouant avec les ruptures et les phénomènes acoustiques. Il a travaillé pour le théâtre avec Léa Drouet, Gaël Leveugle et régulièrement pour la danse avec Marie Cambois. Il a aussi composé la pièce « Cutting Lines » pour l'ensemble Dedalus, et « Sécante » pour le projet Phonoscopie de Thierry Madiot et Yannick Miossec (porté par Sonic Protest). En concert, il collabore avec John Hegre (en duo au sein de Black Packers et en quartet avec Greg Pope et Xavier Quérel), Clare Cooper (Nevers), Jean-Luc Guionnet (Angle), Jérôme Noetinger, Axel Dörner et comme l'exprime si bien cette liste de partenaires, sa musique peut aussi bien tenir de la dentelle sonore que du dérapage de char d'assaut sur terrain humide. Jamais enfermé dans quelque systématisme que ce soit, Jean-Philippe Gross se permet les extrêmes pour profiter d'un large champ des possibles et accorde une attention toute particulière au timbre, au grain et à la qualité du son, même rugueux. Sur sono, sur ampli, ou à l'ordi… c'est du joli ! Gotfertami !

Sarah Kenchington

100% inclassable, Sarah Kenchington est une artiste-fabricante, compositrice et interprète qui s’intéresse aux objets délaissés et lutte manifestement contre l’obsolescence … programmée ou pas !

Entre art cinétique et art sonore, tous ses instruments et sculptures sont fabriqués de ses mains à partir d’objets de récupération : roue de vélo, machine à écrire, chambre-à-air, etc. Conçus quasi comme des anti-automates, ses objets restent inertes sans les humains qui les activent. Humaniser la machine et/ou mécaniser l’humain : Sarah Kenchington s’occupe du chaînon manquant !

On peut placer son travail dans la lignée de ces artistes des machines, de Leonard de Vinci à Jean Tinguely en passant par Frédéric Le Junter ou Pierre Bastien.

Les puissances en question dans ses œuvres sont à l’échelle de la nature et, dans ses propositions, Sarah Kenchington met en jeu des énergies telles que la force humaine, le mouvement de l’océan ou le débit d’air d’un soufflet géant. Rien de passéiste, ceci dit, dans la démarche : si ses installations auraient pu fonctionner avant l’invention de l’électricité … elles pourront également toujours être jouées quand celle-ci manquera !