A vrai dire, Il y a bien des bobines… La bobine est nombreuse. Et quoique démultipliée par l’extrême variété des ses manifestations, ça n’est jamais qu’un petit cylindre à rebords sur lequel on enroule des matières souples… (Câbles, cordes, fils, rubans, films, bénévoles, ouvriers de l’Art, etc…).
Le verbe bobiner quant à lui se réfère à l’enroulement (de préférence autour de la bobine). Le verbe embobiner signifiant exactement la même chose, il serait tout à fait inutile si l’on n’y décelait le biais filou, séduisant et trompeur, qui tend à l’emberlification, l’embrouille… Mais j’y reviendrai…
L’Embobineuse est donc un lieu où l’on bobine… Elle demeure comme toutes choses régie par les lois universelles qui maintiennent l’équilibre fragile de son chaos. Ainsi, dès lors que l’acte d’enrouler s’enclenche, il se double systématiquement de son contraire ; à savoir son déroulement… Enrouler/dérouler : La contradiction une fois amorcée ne pourra aboutir qu’à sa propre contrariété : Car la conciliation vertueuse de ces antipodes cache un vice et parviendra, c’est inéluctable, à la création d’un noeud. Et Le noeud d’imposer à son tour sa propre inversion, à savoir : Dénouer…
Enroulement de tambour : L’Embobineuse est donc un lieu où l’on déroule du dénouement…
L’Embobineuse embobine d’une telle longue haleine que c’est pour le moins notable. Voire significatif si l’on prend le temps de rembobiner jusqu’à son activité prénatale qui consistait alors, et déjà, à usiner de la bobine… Une endurance admirable qui atteste d’une énergie pour le moins durable, due assurément à la tourne intergénérationnelle qui s’y est enroulée.
L’Embobineuse a ainsi toutes les allures d’une bobine éclectique : D’un pilier autour duquel s’agglutinent et s’enrôlent une armada renouvelable d’ombres lumineuses, qui comme autant d’étoiles filantes, s’alignent étincelantes, en file de faire, se passent le relais afin qu’y dure l’instantané. C’est ainsi qu’elle tourne, que la bobine s’électrise… Puis éclaire…
Bien sûr il y a eu des ombrages : Une panne ici, un disjonctage là, une baisse d’ampérage, un court circuit… Mais la foudre, malicieusement tapie derrière chaque nuage, a toujours ravivé le feu (autour duquel nous dansons la nuit tandis qu’il nous consume). Il s’y brûla quelques ailes, il est vrai. Mais c’est à ces zèles que l’on doit bien des décollages et pas moins d’élévations. Et si il s’y perdit quelques plumes, elles furent précautionneusement collectées en vue du rembourrage préventif de douillettes bouées.
Le tracas d’échouer comme permanence habile, l’Embobineuse est ancrée dans le paysage. Elle y traverse le temps : Le temps d’une croisière où chaque escale voit ses passagers comme son équipage s’échanger, pour-suivre ce fil à retordre et conducteur. On ne saurait tous les citer, galériens, rameurs, naufragés, pirates, qui comme autant de tentacules ont ventousé l’absurde au réel et cette belle verrue à Marseille... On ne saura que les remercier d’être devenus les maillons fortifiés de cette chaine libertaire et d’y avoir tangué, bercés par le roulis des aléas, chaloupant de fête en défaite, et façonnant l’espace en lui donnant du temps.
Car L’Embo ne doit sa longévité qu’au renouvèlement de ses cellules grisonnantes (à laquelle s’adjoint l’accablement perpétuel du mythe des « anciens ») qui s’accumulent sur un littoral charbonneux d’où ils matent les rameurs du présent affronter ses tumultes…Et il va de soi qu’à la longue, chaque ribambelle de « jeunes » s’est agglomérée à la majorité discrète des « anciens ». Eclairés du fait qu’à la question « C’est quand, vieux ? » la seule réponse valable se situe entre « Déjà ? » et « Jamais ! »
(il serait tellement pertinent que ce texte ne finisse jamais…)
(Ou qu’il aboutisse sur une sorte d’infinitude…)
Certes, prétendre à la permanence est une vocation qui déconsidère le présent, mais on peut avancer que ce fragment de longévité témoigne d’une santé de ferraille prometteuse, tout en certifiant qu’il y a des lieux comme des rivages où l’horizon traverse les murs.
Alors pour finir sur un ultime noeud du sens, une dernière emberlification, il s’avère qu’au gré du renouvellement soutenu de ses cellules, on peut affirmer crânement que L’Embobineuse a été jusqu’à présent incessante et qu’à ce titre elle est pour l’instant éternelle. Si son compteur affiche fièrement le chemin parcouru, elle vogue en improvisant chaque jour son devenir, jamais dupe de son gouvernail qui n'est qu'une main mise sur la dérive du lendemain...
A vrai dire, Il y a bien des bobines… La bobine est nombreuse. Et quoique démultipliée par l’extrême variété des ses manifestations, ça n’est jamais qu’un petit cylindre à rebords sur lequel on enroule des matières souples… (Câbles, cordes, fils, rubans, films, bénévoles, ouvriers de l’Art, etc…).
Le verbe bobiner quant à lui se réfère à l’enroulement (de préférence autour de la bobine). Le verbe embobiner signifiant exactement la même chose, il serait tout à fait inutile si l’on n’y décelait le biais filou, séduisant et trompeur, qui tend à l’emberlification, l’embrouille… Mais j’y reviendrai…
L’Embobineuse est donc un lieu où l’on bobine… Elle demeure comme toutes choses régie par les lois universelles qui maintiennent l’équilibre fragile de son chaos. Ainsi, dès lors que l’acte d’enrouler s’enclenche, il se double systématiquement de son contraire ; à savoir son déroulement… Enrouler/dérouler : La contradiction une fois amorcée ne pourra aboutir qu’à sa propre contrariété : Car la conciliation vertueuse de ces antipodes cache un vice et parviendra, c’est inéluctable, à la création d’un noeud. Et Le noeud d’imposer à son tour sa propre inversion, à savoir : Dénouer…
Enroulement de tambour : L’Embobineuse est donc un lieu où l’on déroule du dénouement…
L’Embobineuse embobine d’une telle longue haleine que c’est pour le moins notable. Voire significatif si l’on prend le temps de rembobiner jusqu’à son activité prénatale qui consistait alors, et déjà, à usiner de la bobine… Une endurance admirable qui atteste d’une énergie pour le moins durable, due assurément à la tourne intergénérationnelle qui s’y est enroulée.
L’Embobineuse a ainsi toutes les allures d’une bobine éclectique : D’un pilier autour duquel s’agglutinent et s’enrôlent une armada renouvelable d’ombres lumineuses, qui comme autant d’étoiles filantes, s’alignent étincelantes, en file de faire, se passent le relais afin qu’y dure l’instantané. C’est ainsi qu’elle tourne, que la bobine s’électrise… Puis éclaire…
Bien sûr il y a eu des ombrages : Une panne ici, un disjonctage là, une baisse d’ampérage, un court circuit… Mais la foudre, malicieusement tapie derrière chaque nuage, a toujours ravivé le feu (autour duquel nous dansons la nuit tandis qu’il nous consume). Il s’y brûla quelques ailes, il est vrai. Mais c’est à ces zèles que l’on doit bien des décollages et pas moins d’élévations. Et si il s’y perdit quelques plumes, elles furent précautionneusement collectées en vue du rembourrage préventif de douillettes bouées.
Le tracas d’échouer comme permanence habile, l’Embobineuse est ancrée dans le paysage. Elle y traverse le temps : Le temps d’une croisière où chaque escale voit ses passagers comme son équipage s’échanger, pour-suivre ce fil à retordre et conducteur. On ne saurait tous les citer, galériens, rameurs, naufragés, pirates, qui comme autant de tentacules ont ventousé l’absurde au réel et cette belle verrue à Marseille... On ne saura que les remercier d’être devenus les maillons fortifiés de cette chaine libertaire et d’y avoir tangué, bercés par le roulis des aléas, chaloupant de fête en défaite, et façonnant l’espace en lui donnant du temps.
Car L’Embo ne doit sa longévité qu’au renouvèlement de ses cellules grisonnantes (à laquelle s’adjoint l’accablement perpétuel du mythe des « anciens ») qui s’accumulent sur un littoral charbonneux d’où ils matent les rameurs du présent affronter ses tumultes…Et il va de soi qu’à la longue, chaque ribambelle de « jeunes » s’est agglomérée à la majorité discrète des « anciens ». Eclairés du fait qu’à la question « C’est quand, vieux ? » la seule réponse valable se situe entre « Déjà ? » et « Jamais ! »
(il serait tellement pertinent que ce texte ne finisse jamais…)
(Ou qu’il aboutisse sur une sorte d’infinitude…)
Certes, prétendre à la permanence est une vocation qui déconsidère le présent, mais on peut avancer que ce fragment de longévité témoigne d’une santé de ferraille prometteuse, tout en certifiant qu’il y a des lieux comme des rivages où l’horizon traverse les murs.
Alors pour finir sur un ultime noeud du sens, une dernière emberlification, il s’avère qu’au gré du renouvellement soutenu de ses cellules, on peut affirmer crânement que L’Embobineuse a été jusqu’à présent incessante et qu’à ce titre elle est pour l’instant éternelle. Si son compteur affiche fièrement le chemin parcouru, elle vogue en improvisant chaque jour son devenir, jamais dupe de son gouvernail qui n'est qu'une main mise sur la dérive du lendemain...
A vrai dire, Il y a bien des bobines… La bobine est nombreuse. Et quoique démultipliée par l’extrême variété des ses manifestations, ça n’est jamais qu’un petit cylindre à rebords sur lequel on enroule des matières souples… (Câbles, cordes, fils, rubans, films, bénévoles, ouvriers de l’Art, etc…).
Le verbe bobiner quant à lui se réfère à l’enroulement (de préférence autour de la bobine). Le verbe embobiner signifiant exactement la même chose, il serait tout à fait inutile si l’on n’y décelait le biais filou, séduisant et trompeur, qui tend à l’emberlification, l’embrouille… Mais j’y reviendrai…
L’Embobineuse est donc un lieu où l’on bobine… Elle demeure comme toutes choses régie par les lois universelles qui maintiennent l’équilibre fragile de son chaos. Ainsi, dès lors que l’acte d’enrouler s’enclenche, il se double systématiquement de son contraire ; à savoir son déroulement… Enrouler/dérouler : La contradiction une fois amorcée ne pourra aboutir qu’à sa propre contrariété : Car la conciliation vertueuse de ces antipodes cache un vice et parviendra, c’est inéluctable, à la création d’un noeud. Et Le noeud d’imposer à son tour sa propre inversion, à savoir : Dénouer…
Enroulement de tambour : L’Embobineuse est donc un lieu où l’on déroule du dénouement…
L’Embobineuse embobine d’une telle longue haleine que c’est pour le moins notable. Voire significatif si l’on prend le temps de rembobiner jusqu’à son activité prénatale qui consistait alors, et déjà, à usiner de la bobine… Une endurance admirable qui atteste d’une énergie pour le moins durable, due assurément à la tourne intergénérationnelle qui s’y est enroulée.
L’Embobineuse a ainsi toutes les allures d’une bobine éclectique : D’un pilier autour duquel s’agglutinent et s’enrôlent une armada renouvelable d’ombres lumineuses, qui comme autant d’étoiles filantes, s’alignent étincelantes, en file de faire, se passent le relais afin qu’y dure l’instantané. C’est ainsi qu’elle tourne, que la bobine s’électrise… Puis éclaire…
Bien sûr il y a eu des ombrages : Une panne ici, un disjonctage là, une baisse d’ampérage, un court circuit… Mais la foudre, malicieusement tapie derrière chaque nuage, a toujours ravivé le feu (autour duquel nous dansons la nuit tandis qu’il nous consume). Il s’y brûla quelques ailes, il est vrai. Mais c’est à ces zèles que l’on doit bien des décollages et pas moins d’élévations. Et si il s’y perdit quelques plumes, elles furent précautionneusement collectées en vue du rembourrage préventif de douillettes bouées.
Le tracas d’échouer comme permanence habile, l’Embobineuse est ancrée dans le paysage. Elle y traverse le temps : Le temps d’une croisière où chaque escale voit ses passagers comme son équipage s’échanger, pour-suivre ce fil à retordre et conducteur. On ne saurait tous les citer, galériens, rameurs, naufragés, pirates, qui comme autant de tentacules ont ventousé l’absurde au réel et cette belle verrue à Marseille... On ne saura que les remercier d’être devenus les maillons fortifiés de cette chaine libertaire et d’y avoir tangué, bercés par le roulis des aléas, chaloupant de fête en défaite, et façonnant l’espace en lui donnant du temps.
Car L’Embo ne doit sa longévité qu’au renouvèlement de ses cellules grisonnantes (à laquelle s’adjoint l’accablement perpétuel du mythe des « anciens ») qui s’accumulent sur un littoral charbonneux d’où ils matent les rameurs du présent affronter ses tumultes…Et il va de soi qu’à la longue, chaque ribambelle de « jeunes » s’est agglomérée à la majorité discrète des « anciens ». Eclairés du fait qu’à la question « C’est quand, vieux ? » la seule réponse valable se situe entre « Déjà ? » et « Jamais ! »
(il serait tellement pertinent que ce texte ne finisse jamais…)
(Ou qu’il aboutisse sur une sorte d’infinitude…)
Certes, prétendre à la permanence est une vocation qui déconsidère le présent, mais on peut avancer que ce fragment de longévité témoigne d’une santé de ferraille prometteuse, tout en certifiant qu’il y a des lieux comme des rivages où l’horizon traverse les murs.
Alors pour finir sur un ultime noeud du sens, une dernière emberlification, il s’avère qu’au gré du renouvellement soutenu de ses cellules, on peut affirmer crânement que L’Embobineuse a été jusqu’à présent incessante et qu’à ce titre elle est pour l’instant éternelle. Si son compteur affiche fièrement le chemin parcouru, elle vogue en improvisant chaque jour son devenir, jamais dupe de son gouvernail qui n'est qu'une main mise sur la dérive du lendemain...
A vrai dire, Il y a bien des bobines… La bobine est nombreuse. Et quoique démultipliée par l’extrême variété des ses manifestations, ça n’est jamais qu’un petit cylindre à rebords sur lequel on enroule des matières souples… (Câbles, cordes, fils, rubans, films, bénévoles, ouvriers de l’Art, etc…).
Le verbe bobiner quant à lui se réfère à l’enroulement (de préférence autour de la bobine). Le verbe embobiner signifiant exactement la même chose, il serait tout à fait inutile si l’on n’y décelait le biais filou, séduisant et trompeur, qui tend à l’emberlification, l’embrouille… Mais j’y reviendrai…
L’Embobineuse est donc un lieu où l’on bobine… Elle demeure comme toutes choses régie par les lois universelles qui maintiennent l’équilibre fragile de son chaos. Ainsi, dès lors que l’acte d’enrouler s’enclenche, il se double systématiquement de son contraire ; à savoir son déroulement… Enrouler/dérouler : La contradiction une fois amorcée ne pourra aboutir qu’à sa propre contrariété : Car la conciliation vertueuse de ces antipodes cache un vice et parviendra, c’est inéluctable, à la création d’un noeud. Et Le noeud d’imposer à son tour sa propre inversion, à savoir : Dénouer…
Enroulement de tambour : L’Embobineuse est donc un lieu où l’on déroule du dénouement…
L’Embobineuse embobine d’une telle longue haleine que c’est pour le moins notable. Voire significatif si l’on prend le temps de rembobiner jusqu’à son activité prénatale qui consistait alors, et déjà, à usiner de la bobine… Une endurance admirable qui atteste d’une énergie pour le moins durable, due assurément à la tourne intergénérationnelle qui s’y est enroulée.
L’Embobineuse a ainsi toutes les allures d’une bobine éclectique : D’un pilier autour duquel s’agglutinent et s’enrôlent une armada renouvelable d’ombres lumineuses, qui comme autant d’étoiles filantes, s’alignent étincelantes, en file de faire, se passent le relais afin qu’y dure l’instantané. C’est ainsi qu’elle tourne, que la bobine s’électrise… Puis éclaire…
Bien sûr il y a eu des ombrages : Une panne ici, un disjonctage là, une baisse d’ampérage, un court circuit… Mais la foudre, malicieusement tapie derrière chaque nuage, a toujours ravivé le feu (autour duquel nous dansons la nuit tandis qu’il nous consume). Il s’y brûla quelques ailes, il est vrai. Mais c’est à ces zèles que l’on doit bien des décollages et pas moins d’élévations. Et si il s’y perdit quelques plumes, elles furent précautionneusement collectées en vue du rembourrage préventif de douillettes bouées.
Le tracas d’échouer comme permanence habile, l’Embobineuse est ancrée dans le paysage. Elle y traverse le temps : Le temps d’une croisière où chaque escale voit ses passagers comme son équipage s’échanger, pour-suivre ce fil à retordre et conducteur. On ne saurait tous les citer, galériens, rameurs, naufragés, pirates, qui comme autant de tentacules ont ventousé l’absurde au réel et cette belle verrue à Marseille... On ne saura que les remercier d’être devenus les maillons fortifiés de cette chaine libertaire et d’y avoir tangué, bercés par le roulis des aléas, chaloupant de fête en défaite, et façonnant l’espace en lui donnant du temps.
Car L’Embo ne doit sa longévité qu’au renouvèlement de ses cellules grisonnantes (à laquelle s’adjoint l’accablement perpétuel du mythe des « anciens ») qui s’accumulent sur un littoral charbonneux d’où ils matent les rameurs du présent affronter ses tumultes…Et il va de soi qu’à la longue, chaque ribambelle de « jeunes » s’est agglomérée à la majorité discrète des « anciens ». Eclairés du fait qu’à la question « C’est quand, vieux ? » la seule réponse valable se situe entre « Déjà ? » et « Jamais ! »
(il serait tellement pertinent que ce texte ne finisse jamais…)
(Ou qu’il aboutisse sur une sorte d’infinitude…)
Certes, prétendre à la permanence est une vocation qui déconsidère le présent, mais on peut avancer que ce fragment de longévité témoigne d’une santé de ferraille prometteuse, tout en certifiant qu’il y a des lieux comme des rivages où l’horizon traverse les murs.
Alors pour finir sur un ultime noeud du sens, une dernière emberlification, il s’avère qu’au gré du renouvellement soutenu de ses cellules, on peut affirmer crânement que L’Embobineuse a été jusqu’à présent incessante et qu’à ce titre elle est pour l’instant éternelle. Si son compteur affiche fièrement le chemin parcouru, elle vogue en improvisant chaque jour son devenir, jamais dupe de son gouvernail qui n'est qu'une main mise sur la dérive du lendemain...
A vrai dire, Il y a bien des bobines… La bobine est nombreuse. Et quoique démultipliée par l’extrême variété des ses manifestations, ça n’est jamais qu’un petit cylindre à rebords sur lequel on enroule des matières souples… (Câbles, cordes, fils, rubans, films, bénévoles, ouvriers de l’Art, etc…).
Le verbe bobiner quant à lui se réfère à l’enroulement (de préférence autour de la bobine). Le verbe embobiner signifiant exactement la même chose, il serait tout à fait inutile si l’on n’y décelait le biais filou, séduisant et trompeur, qui tend à l’emberlification, l’embrouille… Mais j’y reviendrai…
L’Embobineuse est donc un lieu où l’on bobine… Elle demeure comme toutes choses régie par les lois universelles qui maintiennent l’équilibre fragile de son chaos. Ainsi, dès lors que l’acte d’enrouler s’enclenche, il se double systématiquement de son contraire ; à savoir son déroulement… Enrouler/dérouler : La contradiction une fois amorcée ne pourra aboutir qu’à sa propre contrariété : Car la conciliation vertueuse de ces antipodes cache un vice et parviendra, c’est inéluctable, à la création d’un noeud. Et Le noeud d’imposer à son tour sa propre inversion, à savoir : Dénouer…
Enroulement de tambour : L’Embobineuse est donc un lieu où l’on déroule du dénouement…
L’Embobineuse embobine d’une telle longue haleine que c’est pour le moins notable. Voire significatif si l’on prend le temps de rembobiner jusqu’à son activité prénatale qui consistait alors, et déjà, à usiner de la bobine… Une endurance admirable qui atteste d’une énergie pour le moins durable, due assurément à la tourne intergénérationnelle qui s’y est enroulée.
L’Embobineuse a ainsi toutes les allures d’une bobine éclectique : D’un pilier autour duquel s’agglutinent et s’enrôlent une armada renouvelable d’ombres lumineuses, qui comme autant d’étoiles filantes, s’alignent étincelantes, en file de faire, se passent le relais afin qu’y dure l’instantané. C’est ainsi qu’elle tourne, que la bobine s’électrise… Puis éclaire…
Bien sûr il y a eu des ombrages : Une panne ici, un disjonctage là, une baisse d’ampérage, un court circuit… Mais la foudre, malicieusement tapie derrière chaque nuage, a toujours ravivé le feu (autour duquel nous dansons la nuit tandis qu’il nous consume). Il s’y brûla quelques ailes, il est vrai. Mais c’est à ces zèles que l’on doit bien des décollages et pas moins d’élévations. Et si il s’y perdit quelques plumes, elles furent précautionneusement collectées en vue du rembourrage préventif de douillettes bouées.
Le tracas d’échouer comme permanence habile, l’Embobineuse est ancrée dans le paysage. Elle y traverse le temps : Le temps d’une croisière où chaque escale voit ses passagers comme son équipage s’échanger, pour-suivre ce fil à retordre et conducteur. On ne saurait tous les citer, galériens, rameurs, naufragés, pirates, qui comme autant de tentacules ont ventousé l’absurde au réel et cette belle verrue à Marseille... On ne saura que les remercier d’être devenus les maillons fortifiés de cette chaine libertaire et d’y avoir tangué, bercés par le roulis des aléas, chaloupant de fête en défaite, et façonnant l’espace en lui donnant du temps.
Car L’Embo ne doit sa longévité qu’au renouvèlement de ses cellules grisonnantes (à laquelle s’adjoint l’accablement perpétuel du mythe des « anciens ») qui s’accumulent sur un littoral charbonneux d’où ils matent les rameurs du présent affronter ses tumultes…Et il va de soi qu’à la longue, chaque ribambelle de « jeunes » s’est agglomérée à la majorité discrète des « anciens ». Eclairés du fait qu’à la question « C’est quand, vieux ? » la seule réponse valable se situe entre « Déjà ? » et « Jamais ! »
(il serait tellement pertinent que ce texte ne finisse jamais…)
(Ou qu’il aboutisse sur une sorte d’infinitude…)
Certes, prétendre à la permanence est une vocation qui déconsidère le présent, mais on peut avancer que ce fragment de longévité témoigne d’une santé de ferraille prometteuse, tout en certifiant qu’il y a des lieux comme des rivages où l’horizon traverse les murs.
Alors pour finir sur un ultime noeud du sens, une dernière emberlification, il s’avère qu’au gré du renouvellement soutenu de ses cellules, on peut affirmer crânement que L’Embobineuse a été jusqu’à présent incessante et qu’à ce titre elle est pour l’instant éternelle. Si son compteur affiche fièrement le chemin parcouru, elle vogue en improvisant chaque jour son devenir, jamais dupe de son gouvernail qui n'est qu'une main mise sur la dérive du lendemain...
A vrai dire, Il y a bien des bobines… La bobine est nombreuse. Et quoique démultipliée par l’extrême variété des ses manifestations, ça n’est jamais qu’un petit cylindre à rebords sur lequel on enroule des matières souples… (Câbles, cordes, fils, rubans, films, bénévoles, ouvriers de l’Art, etc…).
Le verbe bobiner quant à lui se réfère à l’enroulement (de préférence autour de la bobine). Le verbe embobiner signifiant exactement la même chose, il serait tout à fait inutile si l’on n’y décelait le biais filou, séduisant et trompeur, qui tend à l’emberlification, l’embrouille… Mais j’y reviendrai…
L’Embobineuse est donc un lieu où l’on bobine… Elle demeure comme toutes choses régie par les lois universelles qui maintiennent l’équilibre fragile de son chaos. Ainsi, dès lors que l’acte d’enrouler s’enclenche, il se double systématiquement de son contraire ; à savoir son déroulement… Enrouler/dérouler : La contradiction une fois amorcée ne pourra aboutir qu’à sa propre contrariété : Car la conciliation vertueuse de ces antipodes cache un vice et parviendra, c’est inéluctable, à la création d’un noeud. Et Le noeud d’imposer à son tour sa propre inversion, à savoir : Dénouer…
Enroulement de tambour : L’Embobineuse est donc un lieu où l’on déroule du dénouement…
L’Embobineuse embobine d’une telle longue haleine que c’est pour le moins notable. Voire significatif si l’on prend le temps de rembobiner jusqu’à son activité prénatale qui consistait alors, et déjà, à usiner de la bobine… Une endurance admirable qui atteste d’une énergie pour le moins durable, due assurément à la tourne intergénérationnelle qui s’y est enroulée.
L’Embobineuse a ainsi toutes les allures d’une bobine éclectique : D’un pilier autour duquel s’agglutinent et s’enrôlent une armada renouvelable d’ombres lumineuses, qui comme autant d’étoiles filantes, s’alignent étincelantes, en file de faire, se passent le relais afin qu’y dure l’instantané. C’est ainsi qu’elle tourne, que la bobine s’électrise… Puis éclaire…
Bien sûr il y a eu des ombrages : Une panne ici, un disjonctage là, une baisse d’ampérage, un court circuit… Mais la foudre, malicieusement tapie derrière chaque nuage, a toujours ravivé le feu (autour duquel nous dansons la nuit tandis qu’il nous consume). Il s’y brûla quelques ailes, il est vrai. Mais c’est à ces zèles que l’on doit bien des décollages et pas moins d’élévations. Et si il s’y perdit quelques plumes, elles furent précautionneusement collectées en vue du rembourrage préventif de douillettes bouées.
Le tracas d’échouer comme permanence habile, l’Embobineuse est ancrée dans le paysage. Elle y traverse le temps : Le temps d’une croisière où chaque escale voit ses passagers comme son équipage s’échanger, pour-suivre ce fil à retordre et conducteur. On ne saurait tous les citer, galériens, rameurs, naufragés, pirates, qui comme autant de tentacules ont ventousé l’absurde au réel et cette belle verrue à Marseille... On ne saura que les remercier d’être devenus les maillons fortifiés de cette chaine libertaire et d’y avoir tangué, bercés par le roulis des aléas, chaloupant de fête en défaite, et façonnant l’espace en lui donnant du temps.
Car L’Embo ne doit sa longévité qu’au renouvèlement de ses cellules grisonnantes (à laquelle s’adjoint l’accablement perpétuel du mythe des « anciens ») qui s’accumulent sur un littoral charbonneux d’où ils matent les rameurs du présent affronter ses tumultes…Et il va de soi qu’à la longue, chaque ribambelle de « jeunes » s’est agglomérée à la majorité discrète des « anciens ». Eclairés du fait qu’à la question « C’est quand, vieux ? » la seule réponse valable se situe entre « Déjà ? » et « Jamais ! »
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Certes, prétendre à la permanence est une vocation qui déconsidère le présent, mais on peut avancer que ce fragment de longévité témoigne d’une santé de ferraille prometteuse, tout en certifiant qu’il y a des lieux comme des rivages où l’horizon traverse les murs.
Alors pour finir sur un ultime noeud du sens, une dernière emberlification, il s’avère qu’au gré du renouvellement soutenu de ses cellules, on peut affirmer crânement que L’Embobineuse a été jusqu’à présent incessante et qu’à ce titre elle est pour l’instant éternelle. Si son compteur affiche fièrement le chemin parcouru, elle vogue en improvisant chaque jour son devenir, jamais dupe de son gouvernail qui n'est qu'une main mise sur la dérive du lendemain...
A vrai dire, Il y a bien des bobines… La bobine est nombreuse. Et quoique démultipliée par l’extrême variété des ses manifestations, ça n’est jamais qu’un petit cylindre à rebords sur lequel on enroule des matières souples… (Câbles, cordes, fils, rubans, films, bénévoles, ouvriers de l’Art, etc…).