Accueil   |   News   |   Agenda   |   Liens   |   Contact   |   Props   |   Archives

Festival belge //// PIERRE NORMAL + POBORSK + projections (gentrification) + Installation radiophonique

:::: Samedi 27 octobre à 19h ::::

PIERRE NORMAL (électro indus) POBORSK (électronika) //// Projection de films de GWENAEL BREES (dans 10 jours ou dans 10 ans) & PAUL ERIKA (les indésirables de la rue de la République) //// Débat à propos de la gentrification (en partenariat avec Radio Grenouille) //// Installation radiophonique de GWENAEL BREES

→ Télécharge nous sommes tous des gentrificateurs...

DEBAT RADIOPHONIQUE A PROPOS DE LA GENTRIFICATION (en partenariat avec Radio Grenouille)
De 18h00 à 19h30 sur Radio Grenouille 88.8
La gentrification à Marseille et Bruxelles : un processus sans fin ?

« Revitalisation », « réhabilitation », les termes diffèrent mais l’objectif reste le même : transformer des quartiers populaires en petits Manhattan bien propres et luxueux. L’occasion de dresser des parallèles, sans amalgamer les différences, en compagnie de réalisateurs tout droit venus de Bruxelles, Gwenaël Brees (Dans dix jours ou dans dix ans) et Paul Erika (de son vrai nom Patrick Taliercio – Les indésirables de la rue de la République).




A PROPOS DE PIERRE NORMAL
Pierre Normal est un composé.
Pierre Normal est un précipité.
Pierre Normal a 5 ans.
Pierre Normal a 91 ans.
Pierre Normal a la tête d’un enfant.
Pierre Normal ne se soucie guère de ce qui lui est présenté comme nouveau ; il préfére se tourner vers un futur vivant.
Pierre Normal n’est pas retro, mais il ne veut pas oublier.
Pierre Normal raconte des histoires.
Pierre Normal est une vieille dame avec des illusions.
Pierre Normal ne sait pas, elle cherche encore.
Pierre Normal ne parle pas avec une feuille devant la bouche.
Pierre Normal aime les ondes, danse et regarde parfois par la fenètre avec mélancolie.
Pierre Normal pense que des choses peuvent arriver grâce à la musique, que chaque monde engendre sa propre musique et que celui qui vient réclame la sienne.
Pierre Normal se laisse volontiers tomber.
Pierre Normal n’a pas peur des machines, mais se méfie des intentions de leurs concepteurs.
Pierre Normal a beaucoup de cousins, mais elle ne les connait de loin pas tous.

Pierre Normal apparaît lorsque Rachel Sassi, P. Jupiter et D. Trep se rejoignent, lorsqu’ils deviennent ce qu’ils ne peuvent pas être tout seuls. Se déroulent alors des séquences et des motifs rythmiques qui filent au dehors d’instruments électroniques, des mélodies de synthétiseurs et puis du chant, souvent en français. Il y a une amitié pour les plaines en brumes, les ciels bas et les fines pluies fraîches; une particularité de la moitié nord du Hainaut occidental.

Pierre Normal compose à partir des machines électroniques un format de musique populaire dans une lignée vaste et improbable des musiques électroniques chantées, allant de la New Wave des années quatre vingt à la ’dance’ des années nonante.

Sans sombrer dans les excés d’esthèticisme de l’un ou de vulgarité de l’autre elle n’ est pas une pâle copie de genre, elle développe une personalité propre avec ce qui l’intéresse chez les anciens. Au premier contact la musique de Pierre Normal est surtout touchante car spontanée et entrainante, les mélodies et les textes ayant l’efficacité des chansons qui ne peuvent plus vous sortir de la tête. Ensuite, dans des morceaux moins dansants, c’est la subtilité et la charge poétique des textes et des arrangements qui excite. Comme sur les autres sorties du label Pneu, il est porté une importance égale à l’originalité de la forme et du contenu, de la musique et du texte, ce qui est rare en musique électro. Chez Pierre Normal, un intérèt semble porté par le groupe à la chanson, celle-ci comme mise en commun d’histoires. Le contenu se situe du côté de la chanson populaire, l’esthétique en conscience et en décalage constant (drôle) par rapport à celle des vedettes.

Pierre Normal aime RACONTER plutôt qu’exprimer des émotions galvaudées. Semblant avoir pris comme postulat de départ ou raison d’être que le monde est le pire qu’il soit, une douceur attachante se dégage des morceaux. L’amitié, la mort, la nuit sont des thématiques présentes en filigrane dans des chansons nourries par le contexte d’enregistrement et personnel du groupe. Dans ’I want a friend’ c’est l’apéritif "moment suprême", dans ’la polonaise’ c’est la beauté du paysage du Hainaut belge où le trio les a enregistré.

Une des forces majeures du groupe et qui porte le texte à ce même niveau de la musique électronique est le dialogue entre la voix féminine et masculine, la voix féminine, belle, êtant toutefois plus présente dans l’ensemble. Le jeu entre la musique et le chant est constant et il semble avoir été une préoccupation lors de la création des morceaux, on ne sait pas qui du chant et de la musique a été à l’origine des chansons. Quand le texte est plus basique, la voix se lache et la musique est entrainante, quand il est plus complexe la musique l’est aussi. Pierre Normal entend des voix, celles qui hantent le monde mais a aussi une vision, celle de la force des petits éléments matériels qui le composent. C’est de là que sont issus sa musique, ses mots et ses chansons."

Ch.Piette



A PROPOS DE GWENAEL BREES
DANS 10 JOURS OU DANS 10 ANS (Un film harmonieux, cohérent et revitalisant)

Réalisation : Gwenaël Breës

Comme tous les quartiers jouxtant les grandes gares internationales de nos jours, le quartier Midi à Bruxelles est en proie à une profonde mutation. En termes officiels, c’est une “revitalisation urbaine” qui est à l’oeuvre…


La particularité, ici, tient autant dans la brutalité de la mutation que dans son extrême lenteur, malgré “l’extrême urgence” et “l’utilité publique” invoquées par les pouvoirs publics pour exproprier les habitants et implanter un “petit Manhattan” constitué principalement d’hôtels et de bureaux (qui seront laissés aux promoteurs privés).


Mais malgré avoir apparemment les atouts de leur côté, les artisans de ce partenariat-public-privé semblent incapables de mener l’opération à bien. Et le cauchemar des habitants, mis à l’épreuve d’une véritable guerre de lassitude, se transforme en éternité…




A PROPOS DE PAUL ERIKA
LES INDESIRABLES DE LA RUE DE LA REPUBLIQUE

Réalisation : Paul Erika
Autoproduction, Belgique, 2006, 56 minutes

Dans le cadre du programme de rénovation urbaine de la zone Euroméditerranée, à Marseille, les spéculateurs (avec l’appui des élus UMP de la ville) s’organisent pour effectuer un grand nettoyage social de la rue de la République. Voilà leurs méthodes.


"A Marseille, la rue de la République est une artère haussmanienne du XIXème siècle qui relie le Vieux-Port aux gares maritimes. Conçus pour une clientèle bourgeoise, les appartements n'ont jamais su attirer la clientèle visée. C'est à cette "anomalie urbaine" qu'entendent remédier les promoteurs de "Marseille-République", soutenus par les pouvoirs publics et le fonds d'investissement américain Lone Star.

Mille appartements : voilà déjà un bon contingent potentiel d'importation de Marseillais newlook à fort pouvoir d'achat. Évidemment, reste à "convaincre" les locataires de céder la place : devant la caméra d'urgence de Patrick Taliercio les habitants témoignent."

(extrait du programme du Nova N°90)



A PROPOS DE L'INSTALLATION RADIOPHONIQUE DE GWENAEL BREES
La cité perdue une épopée radiophonique en deux épisodes autour de la Cité administrative de l'Etat, l'urbanisme à Bruxelles et le délitement de l'Etat belge...

Un quartier populaire "assaini" pour faire place à une zone de bureaux. Un projet qui met 50 ans à se réaliser... le temps d'entrer en désuétude. Un chantier qui dure 25 ans, pour construire des bâtiments occupés pendant 20 ans. Une cafétaria où l'on peut asseoir plus de gens qu'à Forest-National. Des couloirs de 300 mètres de long. Un jardin moderniste rebaptisé "Parc Paradis" par ses usagers les plus assidus. Une esplanade où le vent souffle si fort qu'il devient prétexte à la construction de nouveaux immeubles.

Un Etat qui se détrousse lui-même au profit de promoteurs privés. Une Cité administrative sans fonctionnaires. Une jonction ferroviaire qui ne cesse de donner lieu à des projets mégalomaniaques tout au long de son trajet. Un bout de ville réaménagé cycliquement. Une mémoire qui s'étiole. Une histoire qui se répète...

De la Porte de Schaerbeek d'autrefois au grand chancre d'aujourd'hui, de l'Etat centralisé à la Belgique fédéralisée, l'histoire de la Cité administrative est comme ses proportions : hors normes. C'est cette tranche de l'urbanisme bruxellois que conte ce documentaire en deux parties, à travers une déambulation à plusieurs voix dans les entrailles de la Cité...

Première partie | Histoire d'une utopie d'Etat | 58'51 |

Deuxième partie | Le tour du propriétaire | 59'50 |

Avec les voix de : André, Gwenaël Breës, Antoine Crahay, Thierry Decuypere, Caroline Deman, Jean Demannez, Irvic d'Olivier, David Jamar, Michel Jaspers, Tamara Joukovsky, Fabrice Kada, Frederik Leers, Aymeric Lehembre, Vincent Matyn, Benoit Moritz, Vincent Querton, François Robert, Luc Schuiten, Henri Simons, Carine Thibaut, Nicolas Torres, Guido Vanderhulst, des fonctionnaires de la Cité administrative, des habitants du quartier des Bas-Fonds, des usagers du Parc Paradis, etc.

Montage : Gwenaël Breës

Mixage : Irvic D'Olivier

Site Pneu ----> http://www.pneu.org

Site Quartier Midi ----> http://film.quartier-midi.be

Site Radio Grenouille ----> http://www.grenouille888.org/dyn/sommaire.php3

Lieu : embobineuse

Prix : 5€ + 1 Adh. Happy hour 20h / 21h






Newsletter de L'Embobineuse